22.01.2008
Dalila Dendouga, jeune pousse en politique
L’avocate de 29 ans occupe la troisième place sur la liste de Martine Aubry pour les élections municipales de Lille. Une jeune femme aux valeurs de gauche, motivée par la défense des Droits de l’homme.
Elle est avocate. Ambitieuse et à la carrière prometteuse. Fille d'un ouvrier algérien et d'une mère marocaine. Dalila Dendouga, numéro 3 de la liste de Martine Aubry aux élections municipales à Lille, présente bien des similitudes avec la Garde des Sceaux Rachida Dati. Pourtant, le parallèle s’arrête là. La jeune femme de 29 ans redoute plus que tout la politique de Nicolas Sarkozy.
Elle est avocate. Ambitieuse et à la carrière prometteuse. Fille d'un ouvrier algérien et d'une mère marocaine. Dalila Dendouga, numéro 3 de la liste de Martine Aubry aux élections municipales à Lille, présente bien des similitudes avec la Garde des Sceaux Rachida Dati. Pourtant, le parallèle s’arrête là. La jeune femme de 29 ans redoute plus que tout la politique de Nicolas Sarkozy.
«Quand on me parle de tests ADN, d’enfermement de personnes qui ont payé leur dette à la société ou de fermeture d’usines à tire-larigot, ça me choque», lâche Dalila Dendouga. Et d’ajouter: «J’attends le plan pour les banlieues de Fadela Amara, mais lorsqu’on suscite des émeutes, il est difficile de réparer ce que l’on a cassé.»
Des orientations de politique générale difficiles à digérer pour cette militante des Droits de l’homme. Guidée par la mémoire de son oncle, disparu politique au Maroc, Dalila Dendouga a longtemps œuvré au sein d’Amnesty International. Aujourd’hui, la Lilloise d’origine n’a plus le temps de s’engager dans une ONG. Elle poursuit toutefois son combat au travers de sa profession d’avocate, qu’elle exerce depuis cinq ans.
Recherche d’influence
Sa révolte explique en partie son engagement au côté de Martine Aubry. Contactée en septembre 2007 par la maire sortante de Lille, Dalila Dendouga n’a pas hésité longtemps: «Etre avocat, c’est résoudre les problèmes lentement, dossier par dossier. On reste parfois sur sa faim. Tandis que la politique permet d’avoir une plus grande influence, même s’il s’agit d’une lourde responsabilité.»
Elle s’est alors vue propulsée à la troisième place de la liste socialiste, après le député-maire de Lomme Yves Durand. Une nomination inattendue, en raison de son jeune âge et de son absence d’étiquette politique. «Martine Aubry souhaitait un symbole fort, prouvant que les socialistes préparent l’avenir. Les personnes de la société civile peuvent faire avancer les choses», assure-t-elle avec détermination.
Les problèmes auxquels elle s’attaquera si Martine Aubry est réélue ? Les sans-papiers, les prisons, l’accès de tous au droit ou encore les questions relatives à l’emploi. D’ici-là, la jeune femme doit faire campagne. Au programme: distribution de tracts sur le marché du Vieux-Lille, place du Concert, et occupation du local de campagne de Wazemmes.
Des journées bien remplies pour cette mère d’un garçon de sept mois. Pourtant, Dalila Dendouga trouve encore le temps de faire du sport et de jouer de la clarinette, son instrument fétiche. Une femme complète. Que la gauche a tout intérêt à conserver.
Audrey Garric











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